Analyser les émotions : le défi des robots de compagnie

par Maxence - 186 views0

Pepper est déjà utilisé auprès du grand public

Gestionnaire de nos objets connectés, copain de jeu pour nos enfants, gardien de la maison durant notre absence… Le robot de compagnie sera bientôt l’accessoire indispensable de nos foyers ! Mais pour une réelle interaction et surtout, pour obtenir le coup de cœur de la part des consommateurs, nos robots de compagnie devront comprendre les humains pour ce faire, rien de tel que de jouer sur les émotions ! Dans cette mouvance, Apple vient de racheter la startup Emotient. Elle travaille à un système informatique capable de détecter les micro-expressions du visage humain. Un robot de compagnie qui reconnaît nos émotions et agit en conséquence ? Voici le nouveau défi des chercheurs !

 

Au-delà de ses multiples fonctionnalités, un bon robot de compagnie est un robot qui reconnaît son propriétaire, agit et interagit au son de sa voix et surtout, comprend les discussions qu’il est en train de mener et l’état d’esprit de son interlocuteur. Les avancées en matière d’intelligence artificielle, notamment grâce au deep learning, a permis aux programmes informatiques de réaliser des prouesses en matière de compréhension humaine.

 

Le deep learning, comment ça marche

Le deep learning, comment ça marchePour synthétiser, le deep learning est un algorithme structuré en plusieurs couches, appelées « unités » ; chacune représentant une entrée de calcul pour les couches suivantes. Nous obtenons une structure qui s’apparente à un réseau de neurones et une intelligence artificielle capable, non pas de reproduire le résultat escompté, mais de reproduire un raisonnement humain. L’intelligence artificielle comprend le contenu de l’information. Elle approfondit ses résultats au fur et à mesure de ses expériences et développe sa propre compréhension de l’environnement qui l’entoure.

Et ça donne quoi, le deep learning ?

Et ça donne quoi, le deep learning ?Le deep learning, ça donne des programmes comme FaceNet, mis au point par Google et capable d’identifier le contenu des photos. En exemple, le programme se nourrit d’images de voitures pour, in fine, détecter une voiture sur une nouvelle photo. Cela a l’air simpliste, mais lorsqu’une intelligence « simple » ne reconnaît que la voiture pour laquelle on l’a programmée (forme, taille, couleur…) FaceNet peut, sans qu’on ne développe cette fonctionnalité, différencier une voiture d’un camion par exemple, ou identifier une voiture sur n’importe quelle photo, quelle que soit sa forme, sa taille ou sa couleur.

En pratique, vous obtenez des programmes de reconnaissance faciale, la plus connue étant celle de Facebook qui, comme vous le savez, vous identifie spontanément sur les photos publiées sur le réseau social. Eh oui, quelle que soit la photo, Facebook vous reconnaît !

La reconnaissance faciale pour les robots de compagnie ?

Votre robot de compagnie est lui aussi capable de vous identifier. Il sait par exemple reconnaître si vous êtes une femme ou un homme, un adulte ou un enfant. Ajoutez un système de reconnaissance vocale en plus du système de reconnaissance faciale et votre robot de compagnie sait identifier le son de votre voix. Plus fort, il sera bientôt capable de comprendre le langage naturel, c’est-à-dire de comprendre les mots que vous formulez et le sens de vos phrases pour pouvoir répondre à vos questions, grâce à des systèmes évolués de traitement automatique du langage naturel.

Plus fort que la reconnaissance faciale, la reconnaissance des émotions

reconnaître les émotionsPlus fort que la reconnaissance faciale, les recherches vont maintenant dans le sens de l’identification des émotions. Vous souriez, vous êtes triste, fatigué ou de mauvaise humeur ? En détectant et en analysant les micro-expressions de votre visage, le robot de compagnie comprend votre état d’esprit pour interagir en conséquence.

Notez que la détection des émotions par les intelligences artificielles est également en cours de développement pour le marché automobile. Les voitures par exemple devraient, à terme, se doter d’un programme capable de détecter la somnolence d’un conducteur pour pouvoir l’alerter.

Où en sommes-nous des systèmes de reconnaissance ?

Reconnaissance faciale, vocale et reconnaissance des émotions : ces systèmes sont déjà bien avancés et appliqués à certains robots de compagnie et les recherches continuent. Apple vient d’ailleurs de racheter la startup Emotient spécialiste de ces systèmes. Gageons que d’ici peu, en plus de comprendre nos émotions, les robots simuleront les leurs… Le début de l’empathie robotique ?

 

Analyser les émotions : le défi des robots de compagnie
4.5 (90%) 2 votes

Réagir, commenter :

Votre mail ne sera pas publié.

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Recevoir nos news ?


0

Newsletter : souhaitez-vous recevoir les articles par mail ?

Recevez gratuitement l'article du jour directement dans votre courriel :)

Vos données sont confidentielles, nous ne faisons pas de spam et la désinscription reste possible à tout moment en 1 clic.